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La présence d'un cours d'eau a souvent été essentielle
à l'implantation d'une organisation
urbaine et L'Aigle n'échappe
pas à la règle. La première
appellation connue de la ville en
témoigne, il s'agit du nom
BEC HAM. Ce mot provient de l'association
de deux mots d'origine scandinave
BEC signifiant ruisseau et HAM, habitation.
La rivière de la Risle apparaît
alors comme un élément
dominant de la ville.
Les premiers éléments
historiques concrets de la ville appartiennent
au XIè siècle. C'est
avec son premier baron, Fulbert de
BEINA, que la ville acquiert son identité
et que commence l'histoire connue
de L'Aigle. D'après Gabriel
VAUGEOIS, historien de L'Aigle qui
vécut au XIXè siècle,
c'est Fulbert de BEINA qui serait
à l'origine de l'appellation
actuelle de la ville. L'histoire a
retenu que vers l'an 1010, Fulbert
de BEINA édifia un château-fort
à l'endroit précis où
fut découvert un nid d'aigle
et décida de donner le nom
d' AQUILA (aigle en latin) à
la forteresse, nom dont hérita
la ville.
Les premiers barons se distinguent
au cours des guerres perpétuels
qui se déroulent en Normandie.
Ces seigneurs favorisèrent
le développement des abbayes
environnants, La Trappe, Saint-Evroult,
et fondent le prieuré de Saint
Sulpice et l'abbaye de Chaise-Dieu.
Au début du XIIIè
siècle, la terre de L'Aigle
est passée dans les possessions
de la famille ducale de Bretagne.
La ville s'est étendue derrière
une seconde enceinte, qui, pendant
la Guerre de Cent ans, ne suffit pas
à empêcher les Anglais
de prendre et de démolir la
forteresse. Après le guerre
de Cent ans, L'Aigle se relève
de ses ruines et prospère grâce
aux forges et à la petite métallurgie,
notamment la fabrication de l'épingle.
La très belle Tour Saint Martin
(fin XVè siècle) et
la Portienne (une des plus vieilles
cloches d'Europe) témoignent
de cette période florissante.
Pendant les Guerres de Religions, les
terres de L'Aigle sont cédés
à la famille d'AUBRAY. En
1588, la baronne Marie d' AUBRAY épouse Sébastien des ACRES, seigneur
de la Chapelle-Viel, leurs descendants
porteront le titre de barons puis
marquis des ACRES de L'AIGLE.
A la fin du XVIIè siècle,
le marquis Louis des ACRES fit construire
le château de L'Aigle à
l'emplacement de l'ancienne forteresse.
La construction commencée en
1690, sous l'inspiration et les plans
de Jules Hardouin MANSART (1646-1708),
architecte du roi, ne s'acheva que
40 ans plus tard avec Jacques Louis
des ACRES, troisième Marquis de
L'Aigle. En 1792, le château
est vendu et le dernier marquis des
ACRES est guillotiné à
Alençon.
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Le
XIXè siècle est
globalement une période
d'évolution, la ville prospère
et s'agrandit. Sous l' Empire
les industries retrouvent leur
activité. S'ajoute aux
industries traditionnelles, la
fabrique des aiguilles alors que
l'activité des forges décline
et l'agriculture connaît
des progrès considérables.
Deux événements
importants sont à énoncer
au cours de ce siècle:
la chute de la météorite
en 1803 et le passage de l'Empereur
Napoléon 1er en 1811.
Le XXè siècle
est durement marqué par
les deux conflits mondiaux. Près
de deux cents soldats aiglons
trouvent la mort au cours de la
guerre 1914-1918. La Seconde Guerre
Mondiale frappa les hommes et
aussi la ville, en particulier
lors du bombardement du 7 juin 1944
qui fit 150 victimes et d'importantes
destructions. L'Aigle fut libérée
le 22 août 1944 par le régiment
de l'INNS OF COURT. |
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Le
Blason de la ville de L'Aigle |
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| Le blason de la ville
de L'Aigle est d'or, a
un aigle à deux têtes
de sable et un chef d'azur,
chargé de trois fleurs
de lys d'or. |
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