L'église
principale de L'Aigle est placée
sous le patronage du grand Evêque
de TOURS, mort en 397.
L'édifice forme un ensemble
original, mais cependant harmonieux,
dû à cinq époques.
Son originalité réside
dans la stratification architecturale
qu'elle renferme: du XIè
au XXè siècle,
chaque période a laissé
une trace. Elle est classée
Monument Historique.
L'église fut fondée
au XIè siècle par les Seigneurs de L'Aigle.
De cette époque, date
la tour de l'Horloge et l'abside.
En 1425, la chapelle du Rosaire
fut construite puis transformée
et agrandie de 1494 à
1499 dans le style gothique
flamboyant pour former le côté
nord, en même temps que
l'on construisait la grosse
tour dont le rez-de-chaussée
forma la première travée
de ce bas-côté.
De 1546 à 1552, l'église
s'agrandi au sud sous le forme
d'une nef latérale indépendante
du restant de l'édifice.
En 1567, l'église fut
saccagée puis réaménagée
en 1583. Il y eut peu de modifications
au XVIIè siècle
et
XVIIIè siècle.
Le retable fut installé
en 1655. Pendant la Révolution,
elle devint Temple de la Raison
et de l'Etre Suprême,
lieu de réunion et entrepôt.
Vers 1890, l'abbé GONTIER
fit modifier les volumes de
l'église en faisant construire
une voûte en briques creuses
sur la nef et le chœur
et installa dans l'église
un mobilier néo-gothique
(autels latéraux, table
de communion, lustre…).
En 1935, l'abbé GIRARD
entrepris d'importants travaux
de restauration du mobilier:
suppression des éléments
néo-gothiques, aménagement
de l'orgue, création
de vitraux et de mobilier.
En 1944, l'église est
épargnée par les
bombardements, mais toutes les
verrières sud furent
détruites.
L'abbé GIRARD commanda
alors un vaste programme de
vitraux à Max INGAND
et décida de garnir les
baldaquins vides de la façade
sud avec des œuvres d'artistes
contemporains. Il fit appel
à BARILLET, Jean LAMBERT-RUCKI
qui fit également des
statues pour l'intérieur
de l'église, à
Paul CORNET, Hubert YENCESSE,
Paul BELMONDO et Raymond MARTIN.
L'église possède
donc actuellement un ensemble
exceptionnel d'œuvres de
l'entre-deux-guerres.
L'église
Saint Jean
Primitivement chapelle funéraire
à l'entrée du cimetière,
elle fut érigée en paroisse vers 1350. Elle fut remaniée
à la fin de l'époque gothique.
De cette époque datent la structure
de la nef et du chœur, des traces
de baies sur le chevet et sur le mur
nord de la nef. La charpente de la nef
est datée de 1555.
Le clocher qui est la pièce
maîtresse de l'édifice
s'apparente à celui de
Saint Martin, bien que beaucoup
plus modeste. La façade
occidentale construite en pierre
de taille s'orne de 5 statues
placées sous des dais dont
une dans une fausse fenêtre,
on peut voir SAINT DENIS, le CHRIST,
La VIERGE, SAINT JEAN, une femme
posée sur un dragon avec
deux écussons sur le socle.
Le rez-de-chaussée de ce
clocher devait recevoir une voûte
dont les naissances et les arcs
doubleaux sont visibles au 1er
étage. Le tout est couvert
d'une toiture sur plan carré
puis octogonal.
A l'intérieur, sont classés le maître autel, les toiles,
le tabernacle et le retable. Les
deux autels secondaires et leurs
toiles, l'ensemble de ce mobilier
est daté de la fin du XVIIè
siècle. Le retable en bois
de style LOUIS XIII est composé
de 4 colonnes corinthiennes élevées
sur un double soc et surmontées
d'un fronton coupé et d'une
niche. Il est orné de plusieurs
tableaux. Les autels latéraux
sont de style
Louis XIV.
L'église
Saint Barthélémy
L'origine de cette église
est assez mal connue, sa construction
pourrait remonter à 1115.
D'aspect extérieur un peu
austère, cette ancienne
chapelle est dédiée
à SAINT MAUR et fut desservie
par les moines du Prieuré
de SAINT SULPICE. Elle fut érigée
en paroisse jusqu'au 22 juillet
1793 sous le nom de SAINT BARTHELEMY.
Le clocher élancé
avec sa lucarne, la voûte
intérieure en bois et quelques
vestiges de mobilier du XVIIIè
siècle sont les éléments
les plus remarquables de cet édifice.
Devant le porche se trouve la
tombe du Curé insermenté
VERDIERE, curé de Saint Martin
avant et après son exil
sous la Révolution.